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Orouni-Grand-TourPlaisamment surpris dès la première écoute de « Fact and Fiction », un titre présenté comme un inédit de l’album « Grand Tour » d’Orouni, l’envie de découvrir plus avant cette formation est soudain devenue urgente, le second outtake proposé, « Parque Trianon » ne démentant pas cette envie. Dès les premières notes, c’est d’enthousiasme qu’il s’agit. Que ce soit le piano et la guitare électrique de « Fact and Fiction », ou de l’orgue et la six-cordes acoustique de « Uca Pugilator » qui démarre l’album originel, il y a d’emblée un feeling Orouni. C’est une sorte de swing-pop frétillante et joyeuse, délicieusement arrangée de sonorités heureuses, souvent entêtantes. Un répertoire plaisir. Même avec des titres plus cool comme « Firearms », les arpèges et les violons parviennent à emplir le spleen de baume au cœur. La voix dispose de cette rare souplesse qui donne au chant la plénitude d’un horizon vers lequel les regards aiment fuir, ligne claire, jamais forcenée, accueillante et entraînante. Bien sûr, tout l’album entendu d’une traite peut paraître répétitif et d’inspiration limitée, c’est juste que chaque mélodie n’a pas encore délivré suffisamment son pouvoir de séduction. C’est au fil des écoutes que l’on se prend définitivement au jeu. Ce manque volontaire d’aspérités sonores gagne un pari hypothétique et aléatoire, celui d’un défi à tout ce qui sait uniquement se référer à des influences trop précises et pesantes. Et puis Orouni doit avoir une large marge de manœuvre : combien de titres se terminent sur de petites mélodies prometteuses, tels de nouveaux départs. Un grand espoir pour la suite ? On compte dessus, en tout cas. Bravo !

 

 

Orouni sur scène

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